De Charybde en Scylla : une nouvelle théorie de l'évolution ! ...
Quel est le pire : l'Homme au service des dieux, comme au temps d'Homère, ou celui qui s'approprie la pensée, à l'instigation de Descartes ?
De "Muse, conte-moi le courroux d'Achille!" à "Je pense donc je suis!" ! ...
... ou l'histoire d'une évolution dont l'on ne trouva pas trace aux Galapagos ...
"L'Homme au service des dieux !"
C'est un doux euphémisme, du moins si l'on examine attentivement ce que nous conte la muse par l'entremise d'un Homère alors en transe !
Se rendant ainsi "présent au passé", comme l'a si joliment dit Jean -Pierre Vernant !
Tout bien pesé, le héros de l'Iliade fait en réalité plutôt figure de marionnette aux mains des dieux ventriloques ...
Pour résumer, l'Iliade, il s'agit de la guerre que se font les clans descendus de l'Olympe jusqu'au plancher des vaches !
A l'issue de cette mascarade, Homère reprend toutefois ses esprits et repère un saut brusque, évolutif, annonciateur de ce que nous sommes : les Grecs de retour s'attribuent la victoire, tandis que les troyens, restés en arrière, dans les deux sens du terme, en veulent encore à leurs dieux ...
Arsène Lupin, archétype de l'Homme nouveau !
Après un règne sans partage sur nos représentations, Descartes est désormais largement dévalorisé, non, et il convient de le souligner, pour ces trois mots ô combien prétentieux qui firent sa réputation urbi et orbi : "cogito ergo sum", mais pour cet autre flagrant manque de clairvoyance, dès lors qu'il s'agissait de nos amies les bêtes ! ...
Il est vrai qu'aucun philosophe grec, quand bien même le temps des dieux avait fait son temps, n'aurait osé s'approprier la pensée qui n'était pas une production mais une perception !
"Ca pense !", auraient-ils pu répondre à cette étrange question, incongrue en somme, venue de cet avenir qui nous sert de présent ...
A suivre ! ...